DOC Non Stop

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L’infidèle fidélité au réel

La limite entre fiction et documentaire est moins évidente qu’il n’y paraît. Le documentaire est loin de n’être qu’un reflet symétrique de la réalité. En enregistrant le réel, le cinéaste opère une sélection, il laisse dans l’ombre (le hors-champ) toute une part de la réalité. Il procède à un choix de personnages (en fonction de ses intentions et d’un équilibre narratif), d’axes de caméra, de découpes au montage, etc. Ce qui pousserait à penser que par principe, nous ne pouvons pas considérer comme réelle une scène que l’on voit en images et qu’un documentaire serait inévitablement une fiction. « En réduisant une action à deux ou trois heures, explique Frederick Wiseman, on élimine tout le fardeau de l’ennui (…). Par exemple, quand j’ai tourné Hospital, il y avait des jours où il ne se passait rigoureusement rien, et puis, tout à coup, se présentaient toutes sortes d’événements (…). Finalement, le film montre plus ces événements-là que la longue période où il ne se passe rien…

Il y a toujours distorsion, le film documentaire reste une fiction du réel, l’infidélité est inévitable. Inversement, si la fiction repose sur des éléments inventés elle se fonde sur des événements réels et poursuit le même objectif, raconter la condition humaine avec les moyens du cinéma.

Aucun critère utilisé pour distinguer la fiction du documentaire ne tient, pas même celui du non-récit (la construction du sens passe par une narration même minimale), et pas davantage le critère de l’absence ou présence de l’acteur (les personnages du réel jouent un rôle et les acteurs puisent dans leur expérience personnelle de quoi faire vivre un personnage).

Il existe d’abord un art, le cinéma, qui mêle réalité et imaginaire, et rend caduque et inefficiente la distinction entre documentaire et fiction. Le « documentariste » serait d’abord « cinéaste », créateur de cinéma au lieu de fabricant de documentaires, et ses films relèveraient du champ artistique, et non du champ journalistique. C’est ainsi que peut se comprendre le propos d’Agnès Varda dans son film Murs-Murs, qui évoque avec poésie le mouvement incessant qu’elle provoque entre réalité et imaginaire :

« je voudrais traquer la réalité jusqu’à ce qu’elle devienne imaginaire, reprendre l’imaginaire et me servir de la réalité, faire de la réalité, revenir à l’imaginaire. » (Murs-murs, Real. Agnès Varda, 1980)…

Yann Kilbnorne


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Horaires & Intervenants


Mercredi 13h30/17h 17h30/19h30 

  • ENSAV (Ecole Nationale Supérieure d’Audiovisuel de Toulouse)
  • Lycée Professionnel Agricole de Mirande
  • Lycée Professionnel Agricole de Riscle

20h45/23h

  • Carte blanche à Amanda Robles :  Cavalier express huit films courts d’Alain Cavalier

Jeudi 11h30/12h30 14h/17H 17h30/19h30 

  • ENSAV (Ecole Nationale Supérieure d’Audiovisuel de Toulouse)
  • Lycée PMF Vic en Bigorre
  • Lycée Jean Monnet Vic en Bigorre
  • Parlem TV

20h45/23h

  • Carte blanche à Amanda Robles :  IRÈNE d’Alain Cavalier

Vendredi 10h30/12h30 14h/17H 17h30/19h30

  • Lycée PMF Vic en Bigorre
  • Lycée Jean Monnet Vic en Bigorre
  • Parlem TV

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Programme par établissement / intervenant


Lycée PMF Vic en Bigorre

Présence : jeudi, vendredi

Accompagnateurs : Isabelle Vaillon, Olivier Jolivet, Jean Luc Galvan

Réalisations:

Classe de seconde :

  • Sonorisation d’une photographie de Gary Winogrand (3 ou 4)
  • Exposition de photographies sur le thème du lycée.
  • Roman photo : une histoire en 4 à 8 photos et texte. 

Classe de première :

  • Deux clips pour la promotion des Médiévales de Montaner.
  • A partir de 4h30 de rushes et un cahier des charges précis, les élèves par groupe de 3 ont réalisé deux clips de promotion, aujourd’hui diffusés sur le site de cette manifestation. (2X60’)
  • Un court métrage (de 7 à 20 minutes) documentaire : « Bouger ». De l’engagement durant la seconde guerre mondiale à l’engagement aujourd’hui : rencontre entre des lycéens et M. Jean Dupuy, ancien membre du régiment de Bigorre.

Classe de terminale :

  • Deux fictions dont le thème est Rencontre. Réalisées en autonomie par 5 élèves de terminale pour l’option facultative cinéma audiovisuel et pour la participation aux RLV (Rencontres Lycéennes de Vidéo de Bagnères de Bigorre).
  • Des documentaires en cours de montage :

le portrait d’une coiffeuse qui refuse de prendre sa retraite ; le processus de fabrication de sonnailles dans une entreprise familiale de Nay ; le portrait de la dernière mercière de Riscle ; le portrait d’un architecte ; le métier de designer d’intérieur ; le portrait d’une grand-mère.


Lycée Jean Monnet Vic en Bigorre

Présence : jeudi, vendredi

Accompagnateurs : isabelle Degache, Denis Savès

Classe: BTS Gestion et Protection de la Nature

Réalisation:

« Un chantier partagé en Crête » Voyage/atelier des étudiants dans le cadre d’une action inscrite dans le domaine de la compréhension des cultures européennes. Durée: 40 min.


Lycée Professionnel Agricole de Mirande

Présence : mercredi. 

Accompagnateurs: Joelle Morineau, Bastien Solignac réalisateur en résidence.

Classe: 1ère année maréchalerie

Réalisation:

« La maréchalerie au féminin » Ce métier traditionnellement masculin attire de plus en plus de jeunes filles: 5 garçons, 7 filles cette année en formation.

Durée: 3 minutes


Lycée Professionnel Agricole de Riscle

Présence: Mercredi

Accompagnatrice: Sophie Garcia-Campaignole

Classe: Terminale bac pro CGEA Vigne et Vin

Réalisations:

– « La chasse, un mode de vie » Justin, Cyril et Yohan chassent depuis leur plus jeune âge avec leur famille. Cédric ne chasse pas mais accompagne son grand père. Leur passion est partagée.

Durée: 3 minutes

– « Bisounours, Bleu et Rose ». Pourquoi, dès leur plus jeune âge s’adresse-t-on avec des codes différenciés aux garçons et aux filles?


Parlem TV

Jean Luc Galvan

Présence:  jeudi, vendredi

« Je te vois » De janvier à juillet 2007, l’artiste Ninon Lemonnier, photographe et designer graphique, a été en résidence à l’école d’Arblade le Haut. Son but : créer un livre mêlant photographies et production d’écrits réalisés par les écoliers.

Durée 20 minutes

L’atelier documentaire de l’EJT (Ecole de Journalisme de Toulouse), animé par Jean-Luc Galvan, s’adresse aux volontaires de la 3ème année juste avant la fin de leur formation. Il repose sur un exercice : la réalisation d’un documentaire de 13 mn avec la contrainte de ne pas utiliser la voix off ou in de commentaire du journalisme. Penser images et sons n’est pas évident pour ces professionnels formés aux « news ». (Exercices réalisés dans le cadre de la formation de l’Ecole de Journalisme de Toulouse)

 

« Mon épicier », doc 13′, réalisation Kilian Kerbrat et Anthony Cortes.

Daniel parcourt chaque jour plus de 300km pour livrer ,avec son petit camion, leur épicerie aux personnes âgées dispersées à travers la campagne aveyronnaise.

Rencontres. EJT – décembre 2017.

 

« Gardez le sourire », doc 14′, réalisation Nelly Veyrié et Eglantine Lebrun.

Une journée avec Cécé, femme et sdf à Toulouse.

EJT – décembre 2017.

 

« La passeuse d’hospitalité », doc 12′, réalisation Martin Vanlaton ; image et montage : Sarah Khani.

Calais. Portrait de Nathalie, calaisienne depuis toujours, qui aide bénévolement des migrants depuis quelques années.

EJT – décembre 2017.


ENSAV (École Nationale Supérieure d’Audiovisuel de Toulouse)

présence mercredi et jeudi

Le réalisateur grec Apostolos Karakasis a accompagné, pendant les 4 semaines qui précèdent Doc non Stop, 8 étudiants en Master 2 Réalisation de l’ENSAV pour un exercice de réalisation documentaire. Ils viendront, aussitôt après, nous présenter leurs travaux.

Il s’agit pour chaque étudiant de réaliser un court portrait documentaire (5-10 minutes). Le choix de la personne est libre, ce peut être quelqu’un de proche ou non, mais qui aura su susciter un intérêt et une émotion particulière chez le réalisateur. Il ne s’agit donc pas de faire un reportage informatif mais de réaliser un travail artistique personnel qui engage le point de vue de l’auteur, mette en évidence l’intérêt particulier qu’il porte à cette personne et exprime le désir de faire partager cette émotion au spectateur. Il ne s’agit pas non plus de faire une hagiographie idéalisée mais un portrait « à hauteur d’homme » (ou de femme). Ainsi les failles et les faiblesses pourront aussi donner de l’épaisseur, de la complexité, de l’authenticité. Pour Apostolos Karakasis, un portrait n’a de valeur artistique que lorsque le sujet n’est pas seulement décrit mais révélé.

Apostolos Karakasis


Carte blanche à Amanda Robles

Réalisatrice et enseignante à l’ENSAV Amanda Robles est auteur de l’ouvrage

Alain Cavalier, filmeur et propose les projections du mercredi 4 et du jeudi 5

Mercredi 4

CAVALIER EXPRESS

Ce programme propose une nouvelle lecture de huit films courts d’Alain Cavalier, pensés et présentés sous la forme d’un récit unique. Un regard du filmeur sur ses contemporains, mais aussi sur sa propre démarche cinématographique qui, des années 60 à aujourd’hui, n’a cessé d’évoluer vers un affinement, un dépouillement, toujours dans le plaisir de filmer. Passé et présent se télescopent, se superposent et se nourrissent mutuellement dans ce nouvel opus de la collection Une mémoire en courts.
La matelassière
Lettre d’Alain Cavalier
Elle, seule
La rémouleuse
J’attends Joël
Faire la mort
Agonie d’un melon
L’ illusionniste

Jeudi 5

IRÈNE

Durée 85 mn – France – 2009

Synopsis

Irène et le cinéaste. Relation forte et en même temps pleine d’ombres. Irène disparaît. Reste un journal intime retrouvé des années après. Une fraîcheur. Une attirance. Un danger. Comment faire un film ? 


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Partenaires


                                   


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Infos pratiques

renseignements : lelalano@yahoo.fr / 06 87 97 35 51

L’entrée est libre pour toutes les séances proposées en journée.

CAVALIER EXPRESS  – mercredi 4 avril 20h45 : tarif unique à 5 €

IRÈNE – jeudi 5 avril 20h45 : tarif unique à 5€